Contribution à la célébration de l’An II du succès aux élections de Touadéra

Plaidoyer pour davantage d’armature que d’armure .

Par Gervais Douba

Enseignant-chercheur et Consultant

Université de Rouen


Selon le plan de Réponse Humanitaire 2018 (1) la population centrafricaine s’élève à 4,6M. On compte à peu près 544,500 qui ont trouvé réfuge çà et là dans les 6 pays voisins.Quant aux populations déplacées internes, leur nombre s’élève à plus de 600,000 sur l’ensemble du territoire, ce qui revient à dire qu’aucune des 7 régions que compose le territoire n’est épargnée.

En dépit de cette béante blessure infligée à la cohésion nationale par des choix politiques sidérants, cela n’a pas empêché le Président ; auteur du retour à l’ordre constitutionnel de célébrer avec euphorie l’an II de son succès électoral. Les réalisations illustrant cette célébration soulève des interrogations budgétaires mais est surtout constitutive d’injure aux capacités cognitives des Centrafricains. Parmi les interrogations on peut insérer celle de la pertinence de l’état des lieux politique que l’équipe Touadéranie(2) a fait du pays. Cet état des lieux avait-il spiralé autour de paradigme politique ; générateur de la politique ou inspirée d’une politique notamment de leur mentor déchu ? Deux ans après, la légitimité d’un tel questionnement va de soi ; me semble-t-il

Pour peu que l’on prenne le temps de décortiquer le document cité en référence, on relève que le besoin urgent et déterminant des Centrafricains est l’absence d’abri au sens du politique et non de la politique. Toute la Touadéranie conviendra avec moi, que l’absence d’abri ; au sens protection, refuge. Face à la violence des incertitudes politico-militaires et militaro-religieux, qui ne cesse de menacer la paix dans la région, l’attente des populations - quelle que soit leur communauté d’appartenance ou qu’elles revendiquent, la confession de foi, qui les détermine - est d’abord et prioritairement un abri solidement architecturé, aux armatures résistant aux intempéries dont les tornades. Même si l’abri est une hutte, la charpente en bambou et la toiture recouverte de chaume, il faut un chez soi. Quand on n’a pas de toit à soi, on peut être amoureux mais on ne se marie pas. Le toit est un signal de maturité et d’autonomie. Après, on sait soi-même où ranger son armure. Les abris renforcent le sentiment de sécurité et cimentent l’unité et la dignité alors que l’armure fragilise les rapports humains et génère la méfiance et la défiance.

A mon avis, la Touadéranie a commis une erreur mortifère de calcul. Les murs de l’édifice qu’elle a habité et utilisé longtemps à son profit , avant et depuis son succès au suffrage universel, se fissuraient de partout ; à moins qu’elle y marchait en somnambule. Aujourd’hui les fissures des murs de cet édifice servent d’abris aux cafards et autres bestioles parasites au sens symbole politique. Quand des murs menacent de s’écrouler, on construit des échafaudages pour les retenir avant de programmer les travaux de réfection. (I)

Ces réfugiés et ces déplacés sont en quête d’abri et non d’armure. Faire la politique de la collecte tous azimuts de l’armure, c’est accréditer l’approche politique d’Etat à vendre (II).


Bien que ce plaidoyer ait des allures de contribution à la célébration de l’AN II de la Touadéranie et sans jouer à l’empêcheur de tourner en rond, j’invite les lectrices et lecteurs ; particulièrement ceux d’origine Centrafricaine, à faire montre de transgression, à oser la subversion pour réfuter énergiquement les diagnostics approximatifs ; voire sommaires de la Touadéranie. Celle-ci prépare des lendemains inquiétants pour le pays car, participe par omission et indirectement en laissant faire, le braconnage des droits à la vie et tend à rendre propice les espaces du territoire aux puissances ; imperturbables dans l’annihilation du respect de la dignité humaine.

Veillons à ne pas laisser prospérer l’amnésie généralisée alors que l’actualité de l’histoire nous interpelle de façon insistante. Veillons à ne pas nous laisser traiter plus tard de « nains de jardin » devant les « abris de jardin » de la Touadéranie, par ceux- là mêmes qui sont aujourd’hui des fournisseurs d’armes d’occasion de petit calibre ; Kalachnikov et autres AK 40.

I) Mortifère erreur de calcul de la Touadéranie.

Ancien Premier ministre des situations ubuesques et des confiscations, le chef de file de la Touadéranie et son acolyte de Premier ministre actuel et Directeur de cabinet ont gardé intact la mémoire de culture d’approximation de leur mentor. Leur collège a renvoyé dans l’angle mort de sa vision politique le cahier des charges, que lui a adressé le suffrage universel. Il se trouve qu’une des clauses de ce cahier stipulait que le besoin urgent et prioritaire des Centrafricains est de construire une matrice de la citoyenneté. Dit autrement, selon ce Maître d’ouvrage, en l’occurrence les électeurs Centrafricains du second tour, c’est le politique, qui détermine la politique et non le contraire. Au lieu de mettre en chantier cette commande de matrice, le maître d’oeuvre n’a vu dans la mission qu’une quadrature du cercle à construire. Il a dévoyé, en fonction de ses intérêts et de ceux de sa coalition, le cahier de charge.

Major de promotion de l’Académie Bozizé, le duo Touadera-Sarandji a lancé pompeusement une notion aussi vide que creux qu’est l’Union sacrée après le retour à l’ordre constitutionnel. Or, n’oublions pas que lorsqu’on se trouve écartelé entre le vide et le creux, on a un vertige d’une insolite violence.

Pour revenir à l’erreur de calcul du duo Touadera- Sarandji, faut-il rappeler qu’il est aux affaires depuis 7 ans ; 5 ans sous Bozizé et depuis 2 ans après les élections générales. Or, c’est maintenant qu’elle réalise, qu’il lui faut s’octroyer, se doter d’un slogan : « l’Union sacrée après le retour à l’ordre constitutionnel». Dans le mot «Union» il y a la racine «unir». On unit avec de la colle ou du ciment ou de la soudure ou par la conclusion d’une «alliance». Par exemple la soudure a pour effet d’allier. Il en est de même de la colle et du ciment pour obtenir un autre corps. En l’espèce, quels sont les matériaux à unir et avec quoi unir? Quelle garantie de solidité et de pérennité donnera cette union pour les intérêts vitaux que le Maître d’ouvrage a mis en évidence dans le cahier des charges remis au Maître d’œuvre? Les alliages aboutiront-ils à des prothèses ou à des béquilles afin de bien circonscrire le périmètre de l’incendie de la maison Centrafrique ? Ceci n ’est qu’une interrogation ?

Quand le suffrage universel a consacré Touadéra et sa constellation, l’incendie, qui consumait la maison Centrafrique, était bien avancé : échec du forum de la Paix de Brazzaville, affaire de la valise de Catherine Samba-Panza, rédaction dans la précipitation de la Constitution Samba-Panza / Nguendet, émergence et fragmentation de la diplomatie de marchandisation de l’insécurité, prolifération de forim de la Diapora Centrafricaine dans le monde. Ce n’est de capital d’expérience, qui manquait à la Touadéranie.

Elle ne découvre pas l’insécurité, dans la mesure où la cuisine de la démocratie à la sauce Touadera en a fait son gagne- pain : arrivée massive des équipements militaires de l’Afrique du Sud alors qu’elle avait les manettes du pouvoir en main. L’équipe dirigeante de la Touadéranie avait conscience du caractère hautement toxique de l’insécurité sur le tissus social et son impact sur l’équilibre psychologique des communautés humaines. C’est étonnant que le duo en vienne à réduire au seul déficit de sécurité publique, l’embrasement de l’Etat.

S’agissant de la diplomatie de marchandisation de l’insécurité, qui a émergé sous le règne de Cathérine II dite Samba-Panza, s’est amplifiée depuis deux ans. Cette diplomatie était par nature une perversion de la solidarité internationale et participait du déclassement de notoriété de l’Etat. A la sauce Touadéra, l’agonie de l’État s’est accélérée sinon la menace de sa dislocation de plus en plus précise et a installé le pays dans une angoisse sans fond.

Population courageuse ou victime du syndrome de Stockholm, ou malade d’amnésie généralisée, le suffrage universel - comme dit la sagesse populaire (3) a néanmoins confié à la Touadéranie le soin de construire les nouvelles bases d’une autre démocratie ; espérant qu’il impulsera le politique ; générateur de la politique.

Sans abuser d’un rappel des évènements qui font du Touadera-Sarandji, non des novices mais des vieux routiers de l’imposture politique des récents régimes, ce duo camoufle une posture et prétend détenir la clé de sortie des crises en Centrafrique alors qu’il fait patauger le pays dans une approche insolite de l’Etat. L’Etat s’est mué - sans état d’âme- en un Etat ; exécutant servile des injonctions paradoxales des groupes armés et s’est mis à obéir aux assignations - sous toutes les formes - des généraux autocrates et autoproclamés, ne sachant de la culture militaire conventionnelle que les excès de la coercition et les tueries sommaires des populations- n’opposant aucune résistance et qui plus est- implorent le pardon de leurs bourreaux à genoux.

Les immunités diplomatiques et les franchises de douane ; pratiques héritées des régimes Bozizé et Samba-Panza ont continué à être distribuées, comme des petits pains aux annihilateurs de respect de la dignité humaine. L’instrumentalisation de l’indigence de la population, pour aller chercher les indulgences et la célébrité à l’étranger s‘est amplifiée et aggravée, puis a été érigée en norme et méthode de gouvernement. L’État; à la sauce Touadéra est devenu pire qu’une fournaise ardente pour le droit à la vie et le respect de la dignité humaine. Il donne aux artisans de l’industrie de l’impunité et du braconnage du droit à la vie, la part de lion, au point qu’on est en droit de se demander, si ces deux acolytes ne sont pas entrain de de faire allégeance à un Dieu inconnu ? Ce n’est qu’une question. Désolé si j’ai offusqué.

Ce calcul est mortifère pour le dessein national, pour les droits à la vie et pour le respect de la dignité humaine. Il paralyse et rend ex-sangue les collectivités territoriales et les communautés humaines et devient le vecteur de propagation de l’incertitude des lendemains notamment en rendant propice la terre centrafricaine à toutes les dérives. Soyons plus que vigilants car l’ère Touadera est entrain d’infester l’aire Centrafrique.

Il faut se préparer à changer d’air, par l’invention minutieuse de nouveaux paradigmes dans les rapports entre l’État central et les collectivités territoriales, impulser denouvelles dynamiques avec les régions afin d’éviter que celles-ci deviennent des bases arrières pour les opposants des pays voisins.


II) Fournir davantage de toiture que d’armure, de l’armature que de l’armure.

On dénombre plus de 2,5 Millions de déplacés et près de 600 000 réfugiés. Exposées à toute forme de précarité et de vulnérabilité de l’existence, leur besoin fondamental et déterminant ne se trouve pas dans l’arrivée massive des Kalachnikov ou de AK 40 d’occasion mais à l’arrivée massive des ébénistes, des maçons et charpentiers et des métiers du génie civil afin de reconfigurer les villages brûlés ou réparer les préjudices subis.

Face à une inéluctable mondialisation dont les processus de changement sont violents notamment pour les démunis, la population centrafricaine vit dans une des régions les plus incertaines du continent ; l’Afrique Centrale. Ce dont cette population est privée par les violences cycliques est le vide abyssale de corpus politique d’abri et non du manque d’armure. [ J’observe au passage que je ne prône pas ici l’angélisme ]. En faisant allusion au corpus politique d’abri, je pense au maillage du territoire d’écoles ; lieu de socialisation mais aussi lieu d’exorcisation de violence. Voltaire ne disait-il pas que l’école est le temple de la démocratie et l’instituteur en est le curé (cité de mémoire).

La population est plongée dans l’angoisse, le désespoir et, une anxiété généralisée s’est emparée d’elle à cause des politiques urticantes du duo Touadera-Sarandji. La cause de ces blessures psychiques et de ces maladies de l’âme ne réside pas dans l’absence d’armure mais celle d’armature, d’architecture, de charpente, de voies de communication et autres infrastructures; susceptibles d’être des leviers de développement. Pourquoi la tension artérielle tue plus rapidement en Centrafrique qu’au Tchad ? Pourquoi les structures de santé sont plus crédibles et fiables au Cameroun qu’en Centrafrique? Pourquoi le délestage est plus fréquent et à cadence plus infernale qu’ailleurs en Afrique Centrale.

Pour rien au monde, je ne souhaiterais être de la Touadéranie, puisque c’est l’usine de fabrique de l’esprit de vente de l’État par appartement. La politique de ce duo est dans sa logique d’ensemble urticante.

La première dimension de la politique urticante est le culte de la réforme du système de sécurité. D’aucuns admettent que ce n’est pas la panacée néanmoins on la met à toute les sauces à Bangui ; le sécuritaire tous azimuts au point d’oublier que les fournisseurs de Kalachnikov et AK40 d’occasion demanderont, tôt ou tard des contreparties, telles que les concessions d’exploration des puits de diamant, de gisement d’uranium, des forêts, de la faune. Sur ce point précis, nonobstant les égards que je dois au duo Touadera-Sarandji, il faut une bonne dose de naïveté pour considérer que les dons de matériels militaires faits par la Russie et dans un avenir proche par ’Israêl sont des dons d’amitié et de solidarité pour secourir un peuple en danger. C’est une autre injure à la capacité d’analyse des Centrafricains. Nos gouvernants ignorent deux choses dans les Relations Internationales et particulièrement en diplomatie :

La première, c’est que l’altruisme et l’altérité ne sont pas de valeurs présentes en diplomatie. J-F Kénédy ne faisait-il pas remarquer qu’en politique, il n’y a que des intérêts à défendre, jamais d’amitié (sic). Faut-il rappeler à ceux, qui auraient un trou de mémoire, que le défunt Jean-Bedel Bokassa a perdu sa couronne malgré sa proximité ; étouffante, voire envahissante avec un de ses illustres parents !

La deuxième chose est la doctrine de la périphérie. Elle se met en œuvre de la façon suivante. Une puissance, qui considère que son hégémonie est menacée, propose à un pays ayant de la proximité géographique avec la source de la potentielle menace ou se situe sur la trajectoire de la source, une aide militaire avec accompagnement; livraison d’armes, de munitions et formation militaire. La doctrine de la périphérie est une variante de la géostratégie. Pour illustrer mon propos, je citerai l’exemple de la présence militaire Américaine en Corée du Sud. Elle dure depuis 53 ans.

Cet accompagnement facilite la capture des informations et autres. Soutenir la thèse de don amicale à peuple ami en danger alors que la Russie aurait besoin d’infiltrer «l’opération Barkane» de loin ou que Israél peut vouloir savoir quelles sont les puissances intermédiaires, qui sont les vecteurs de propagande d’une idéologie mal identifiée et susceptible de compromettre ses intérêts vitaux ou sa survie. Infiltrer les Antibalaka ou les Séléka pour savoir quels sont les réels commanditaires ou savoir pourquoi l’armée du Seigneur échappe aux arrestations alors que ces personnes accordent des interviews aux médiats, postent de la vidéo sur la messagerie cryptée etc. Notre diplomatie est une diplomatie d’amphithéâtre par rapport à la gravité de notre mal.

La seconde dimension de politique urticante de la Touadéranie se trouvent dans les deux discours du Premier ministre d’abord puis du Président de la République; suite aux évènements des 17, 18 et 19 Avril 2018. Ces deux interventions sont sidérantes de portée politique. Le ton est snobe. Quant au niveau, elles sont d’un amateurisme affligeant, qu’il y a de quoi à interroger Sarandji; le géographe, ancien directeur de cabinet de l’ancien Premier ministre Touadera, sur quel planète vivent les mœurs et pratiques politiques, qui animent la République Centrafricaine !

Enfin pourquoi je m’autorise à soutenir que la politique du duo Touadéra-Sarandji met en œuvre la notion politique d’Etat à vendre. Cela signifie qu’il se met en place le processus de transformation du Centrafrique en territoire d’expérimentation de la seconde version de la guerre froide. Cette fois-ci, en plus des ex-blocs Est-Ouest, il y aura la présence des puissances intermédiaires du Moyen Orient. Comme il n’existe nulle part au monde et en diplomatie la trace d’un axe Moscou-Tel-Avive ou tout simplement Moscou-Jérusalem, la sécurocratie tous azimuts du régime Touadera va offrir la terre Centrafricaine en théâtre d’opération extérieur pour la construction de cet axe ! On nous dira que ce sont des « libérateurs »


Conclusion :


L’élément catalyseur de point d’appui, pour fixer un autre cap passe par l’implication des populations elle--mêmes à savoir le choix de politique générateur de la politique. Pour cela, il faut déraciner, dessoucher la Touadéranie car, c’est la réserve génétique des capacités de nuisance du pays. Trois raisons me conduisent à cette prétention:


1) La fabrique de vente de l’État a livré en pâture à l’anxiété et à la dépression l’âme Centrafrique. En dépit de ses capacités, cette usine a perpétué des institutions incapables de dépister la pathologie dont souffrait et souffre l’âme Centrafrique. Le Centrafricain est déboussolé, dépossédé, en veut à la terre entière et croit trouver sa libération dans les massacres de masse ou les insultes et les agressions verbales. L’ anxiété s’est emparée de nous. Comme résultante de nos dépressions, de nos doutes face à l’absence de perspective de notre pays, nos repères sont brouillés au travers des tribunes comme celle-ci.


2) Cette usine veut vendre l’État par «appartement» ou par pièces détachées. Mais ses recettes sont obsolètes et ne constituent en rien des balises permettant à l’homme centrafricain de s’accrocher à la parois du monde s’il arrive qu’un repreneur se propose. Sans médisance aucune, la situation de notre pays renvoie aux images de sauvetage des migrants désespérés en mer Méditerranée. Les recettes de la démocratie et de support de l’État à la sauce Touadéra sont des recettes, qui précipitent le décrochage du pays de la CEMAC, de l’UA et des échanges internationaux. Les standards internationaux nous ont échappé sauf le culte de la coercition et de la violence. Nous ne savons pas construire ensemble, designer ensemble notre dessein commun et repérer ensemble les balises des voies, qui conduisent au monde moderne. Chaque jour qui passe aggrave et amplifie notre décrochage du continent et du monde.


3) Il n’est pas donné à tout le monde de transformer les larmes en arme. Le marché de la victimisation a de nombreuses barrières à l’entrée. Si nous n’inventons pas des institutions en béton armé posées sur des fondations avec armature, architectures y compris la charpente , les secours extérieurs se réduiront à la fourniture dite «gratuite et amicale » d’armures. Dès lors, la culture du kalachnikov ou de l’AK 40 s’enracinera dans les rapports de famille, pénétrera dans les chaumières, dans les rapports d’échanges et des transactions de la vie courante.

A 42 ans du premier centenaire de notre indépendance, nous sommes dans la situation d’avant 1958. Or, ce déclassement ne nous gène nullement.

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1) Plan de réponse Humanitaire Janvier-Décembre 2018 (2018) mais daté de Décembre 2017.

2) Concept d’inspiration géographique ; une sorte d’îlot. Je l’ai inventé pour désigner la cuisine où se prépare la démocratie à la sauce Touadera-Sarandji.

3) « A défaut de pigeon, on mange des merles »


Contribution à la célébration de l'An II du succès aux élections de Touadéra. Plaidoyer pour davantage d'armature que d'armure. Par Gervais Douba