Le pape Léon XIV a demandé "sincèrement pardon" pour le retard avec lequel l'Eglise a "condamné le fléau de l'esclavage" au cours de l'Histoire, reconnaissant pour la première fois le rôle direct du Saint-Siège dans sa légitimation, dans sa première encyclique publiée ce lundi 25 mai.
Par AFP, Rédaction Martinique La 1ère
Publié le 25 mai 2026 à 15h12
Si certains de ses prédécesseurs avaient reconnu la participation de chrétiens dans l'esclavage, c'est la première fois qu'un pape présente des excuses publiques pour le rôle direct joué par l'Eglise en tant qu'institution.
Au cours de l'Histoire, "le Siège Apostolique romain, sollicité par les demandes des souverains, est intervenu à plusieurs reprises pour réglementer et légitimer les modalités de soumission et, dans certains cas, de réduction en esclavage des +infidèles+", écrit le pape américain dans "Magnifica Humanitas" (Humanité magnifique).
"Nous ne pouvons nier ni minimiser le retard avec lequel l'Église et la société ont condamné le fléau de l'esclavage", ajoute-t-il.
Dans ce premier écrit majeur, consacré notamment aux défis éthiques posés par l'intelligence artificielle, il dénonce "de nouvelles formes d'esclavage" à l'oeuvre derrière l'économie numérique.
L'Eglise a "longtemps toléré l'esclavage et n'en est venue qu'ensuite à le condamner de manière absolue" : il s'agit "d'une blessure dans la mémoire chrétienne de laquelle nous ne pouvons nous considérer étrangers", ajoute Léon XIV.
"C'est pourquoi, au nom de l'Église, je demande sincèrement pardon", poursuit-il.
"Il est inévitable d'éprouver une profonde douleur en considérant l'énorme souffrance et l'humiliation que l'esclavage a signifiées pour tant de personnes, infiniment aimées par le Seigneur, en contraste avec leur dignité sans limites", relève le souverain pontife
Les papes précédents ont déjà reconnu la participation de chrétiens à des actes d'esclavage, notamment Jean?Paul II, qui avait dénoncé cette "tragédie" lors de sa visite à Gorée, au Sénégal, en 1992.
Léon XIV souligne également que l'Église a possédé des esclaves jusqu'au Moyen Âge et qu'elle a également conseillé des souverains sur la manière de légitimer l'asservissement des "infidèles".
"Il faut attendre le XIXe siècle pour trouver une condamnation formelle, absolue et universelle de l'esclavage, notamment avec Léon XIII", rappelle encore le pape américain.
https://la1ere.franceinfo.fr/martinique/au-nom-de-l-eglise-je-demande-sincerement-pardon-le-pape-leon-xiv-s-excuse-pour-le-role-joue-par-l-eglise-dans-l-esclavage-1703977.html
———————————Publication de Le Monde
https://www.facebook.com/lemonde.fr/posts/dans-sa-première-encyclique-le-pape-léon-xiv-a-reconnu-pour-la-première-fois-la-/1411688910992400/
———————————Par Sud Ouest avec AFP
Dans sa première encyclique, le souverain pontife reconnaît pour la première fois la responsabilité institutionnelle du Saint-Siège dans la légitimation de l’esclavage au cours de l’Histoire
Le pape Léon XIV a demandé « sincèrement pardon » pour le retard avec lequel l’Église a « condamné le fléau de l’esclavage » au cours de l’Histoire, reconnaissant pour la première…
https://www.sudouest.fr/societe/religion/pape-leon/une-blessure-dans-la-memoire-chretienne-le-pape-leon-xiv-demande-sincerement-pardon-pour-le-role-de-l-eglise-dans-l-esclavage-une-premiere-29221485.php
———————————Par Mikael Corre, envoyé spécial permanent à Rome
Publié le 25 mai 2026 à 15h23
Dans son encyclique Magnifica humanitas, publiée lundi 25 mai 2026, le pape Léon XIV demande explicitement pardon au nom de l’Église pour son rôle dans la traite négrière. Un geste inédit et historique par sa portée institutionnelle, qui relit les compromissions du passé pour mieux alerter sur les « nouvelles formes d’esclavage » à l’heure de l’intelligence artificielle.
Dans sa première encyclique Magnifica humanitas, publiée lundi 25 mai 2026, Léon XIV franchit un seuil historique. Au paragraphe 176, le pape affirme que « nous ne pouvons nier ni minimiser le retard avec lequel l’Église et la société ont condamné le fléau de l’esclavage ». Le pape reconnaît que « le Siège apostolique romain » est intervenu à plusieurs reprises pour « réglementer et légitimer les modalités de soumission et, dans certains cas, de réduction en esclavage des “infidèles” », avant de conclure : « Au nom de l’Église, je demande sincèrement pardon. »
https://www.la-croix.com/religion/au-nom-de-l-eglise-je-demande-sincerement-pardon-leon-xiv-reconnait-le-role-du-saint-siege-dans-lesclavage-20260525
———————————Publié le : 25/05/2026 - 13:08
Le pape Léon XIV a demandé «sincèrement pardon» pour le retard avec lequel l'Église a «condamné le fléau de l'esclavage» au cours de l'histoire, reconnaissant pour la première fois le rôle direct du Saint-Siège dans sa légitimation, dans sa première encyclique publiée, lundi 25 mai 2026. Si certains de ses prédécesseurs avaient reconnu la participation de chrétiens dans l'esclavage, c'est la première fois qu'un pape présente des excuses publiques pour le rôle direct joué par l'Église en tant qu'institution, écrit l’AFP.
https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20260525-le-pape-léon-xiv-demande-pardon-pour-le-rôle-joué-par-l-église-dans-l-esclavage
———————————Le pape Léon XIV a demandé "sincèrement pardon" pour le retard avec lequel l’Église a "condamné le fléau de l’esclavage" au cours de l’Histoire, reconnaissant pour la première fois le rôle direct du Saint-Siège dans sa légitimation, dans sa première encyclique publiée lundi.
Par la rédaction
avec Belga

Si certains de ses prédécesseurs avaient reconnu la participation de chrétiens dans l’esclavage, c’est la première fois qu’un pape présente des excuses publiques pour le rôle direct joué par l’Église en tant qu’institution. Au cours de l’Histoire, "le Siège Apostolique romain, sollicité par les demandes des souverains, est intervenu à plusieurs reprises pour réglementer et légitimer les modalités de soumission et, dans certains cas, de réduction en esclavage des 'infidèles'", écrit le pape américain dans "Magnifica Humanitas" (Humanité magnifique). "Nous ne pouvons nier ni minimiser le retard avec lequel l’Église et la société ont condamné le fléau de l’esclavage", ajoute-t-il. Dans ce premier écrit majeur, consacré notamment aux défis éthiques posés par l’intelligence artificielle, il dénonce "de nouvelles formes d’esclavage" à l’œuvre derrière l’économie numérique.
À lire aussi : Dans la première encyclique de son pontificat, le pape Léon XIV appelle à "désarmer" l’IA pour "l’empêcher de dominer l’humain"
L’Église a "longtemps toléré l’esclavage et n’en est venue qu’ensuite à le condamner de manière absolue" : il s’agit "d’une blessure dans la mémoire chrétienne de laquelle nous ne pouvons nous considérer étrangers", ajoute Léon XIV. "C’est pourquoi, au nom de l’Église, je demande sincèrement pardon", poursuit-il. "Il est inévitable d’éprouver une profonde douleur en considérant l’énorme souffrance et l’humiliation que l’esclavage a signifiées pour tant de personnes, infiniment aimées par le Seigneur, en contraste avec leur dignité sans limites", relève le souverain pontife.
Le pape Léon XIV signe un document majeur sur la dignité humaine à l'ère de l'IA (25 mai)
À lire aussi : De l’histoire à la mémoire : 160 ans de commémoration de la fin de l’esclavage aux États-Unis Les papes précédents ont déjà reconnu la participation de chrétiens à des actes d’esclavage, notamment Jean-Paul II, qui avait dénoncé cette "tragédie" lors de sa visite à Gorée, au Sénégal, en 1992. Léon XIV souligne également que l’Église a possédé des esclaves jusqu’au Moyen Âge et qu’elle a également conseillé des souverains sur la manière de légitimer l’asservissement des "infidèles". "Il faut attendre le XIXe siècle pour trouver une condamnation formelle, absolue et universelle de l’esclavage, notamment avec Léon XIII", rappelle encore le pape américain.
https://www.rtbf.be/article/le-pape-demande-pardon-pour-le-role-joue-par-l-eglise-dans-l-esclavage-11729487
———————————Dans sa première encyclique, le souverain pontife reconnaît en ce lundi de Pentecôte le retard de l’Église à condamner l’esclavage et présente des excuses inédites au nom de l’institution catholique.
Par: adminradio Date: 25/05/2026 Dans sa première encyclique publiée ce lundi 25 mai par le Vatican, le pape Léon XIV a demandé « sincèrement pardon » pour le rôle joué par l’Église dans l’histoire de l’esclavage. Intitulé Magnifica Humanitas (« Humanité magnifique »), ce texte marque une première historique : jamais un pape n’avait présenté d’excuses publiques aussi directes au nom de l’institution catholique.https://www.peyiguyane.com/
https://www.peyiguyane.com/post/religion/avec-retard-le-pape-leon-xiv-presente-les-excuses-de-l-eglise-sur-l-esclavage-1779742545&ved=2ahUKEwjIgc-nwNaUAxUmSaQEHWfYCbw4FBAWegQIIRAB&usg=AOvVaw1Tq0wStlwlcj3uZyPsZUi3
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L'Eglise a "longtemps toléré l'esclavage et n'en est venue qu'ensuite à le condamner de manière absolue" : il s'agit "d'une blessure dans la mémoire chrétienne de laquelle nous ne pouvons-nous considérer étrangers. Nous ne pouvons nier ni minimiser le retard avec lequel l'Église et la société ont condamné le fléau de l'esclavage ", a déclaré le pape Léon XIV ce lundi.KTO - 05/05/2022 (Vidéo)
https://www.ktotv.com/video/00379448/leglise-et-lesclavage-1
Dans l’histoire du christianisme, la question de l’esclavage occupe une place toute particulière. D’un côté, on peut se demander pourquoi les Églises et les chrétiens ont-ils tant tardé à se mobiliser en faveur de l’abolition de l’esclavage ? Comment faire face à cette contradiction d’une religion prônant l’amour de son prochain avec les pratiques esclavagistes ? Au contraire, d’un autre côté, une autre perception consisterait à dire que l’histoire du Christianisme reflète une longue maturation vers l’abolition d’une pratique. Au risque de l’Histoire vous propose de démêler l’écheveau complexe des liens entre christianisme et esclavage. Comment à travers l’antiquité, le Moyen Age et la modernité l’esclavage se recompose-t-il ? Comment, face à cette réalité, le christianisme se recompose lui-même sans cesse ? Christophe Dickès reçoit Olivier Grenouilleau et Charlotte de Castlenau.